Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 20:36

Ze Cat

Par Ze_Cat - Publié dans : Ma Life
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 22:09

Le Monde est Blanc.

 

Au début. C'est compliqué à expliquer.

 

Tu es pur esprit. Tu ne te poses même pas la question de savoir si tu es vivant, ou mort. 

Ça n'a aucun sens.

 

Il parait que certains voient une grande lumière. Possible.

 

Moi je me suis retrouvé dans un désert. Je suppose que mon esprit/mental avait besoin d'une représentation très terrestre (et terre à terre) de ce que et où je devais me trouver.

 

Un désert du XV° siècle. Pour le XV° ? Simple, il était encore verdoyant par endroit.

 

Donc à aucun moment je ne me suis vu physiquement. Me suis pas posé la question d'ailleurs.

Y avait pas d'ombres. Pas de vent, pas de nuit, pas de jour, c'était simplement une projection de mon mental pour me créer un environnement. C'est amusant d'ailleurs, tu penses "vent" et il te semble sentir une brise d'été (c'est juste un souvenir), tu penses "chaud" et tu sens les rayons d'un soleil qui n'existe plus que dans ton souvenir darder ton visage (que tu n'as pas).

 

Et j'ai marché. Enfin ma représentation mentale pour donner corps à ce que je projetais.

On va faire simple.

 

J'ai marché. Je marchais. Sans faim, sans soif, sans froid, sans chaud.

 

L'esprit est bizarre... Il faut absolument garder un pied dans une certaine réalité sinon tu t'y abandonnes, je pense, et tu ne reviens pas.

 

J'ai marché longtemps. Je me suis assis. Ai regardé un ciel bleu sans nuages, des nuages sans ombres, des ombres sans nuages. Je restais parfois immobile. Attendant un signe qui ne venait pas.

 

J'étais bien. Rien n'avait plus d'importance.

Un jour j'ai fermé les yeux. Et quand je les ai rouvert elle était là.

 

Elle n'avait pas changé. Normal, dans mon souvenir, et c'était il y a plus de 11 ans à l'époque, en étant morte elle avait arrêté de vieillir. Et j'avais juste gardé cette image, je ne pouvais la voir autrement. 

 

Nous n'avons pas parlé. J'ai juste souri et pleuré. J'étais si heureux de la revoir.

Je l'ai suivi. J'ai fermé les yeux et elle a disparu.

 

Quelque soit l'endroit où je me tournais je ne voyais qu'un horizon sans fin. Quelle était la direction à prendre ?

 

Alors j'ai marché. Marché à en tomber d'épuisement (encore une projection mentale), mais mon esprit était fatigué, fatigué de courir.

 

Et je suis tombé.

 

Réveil suivant, ou plutôt image suivante, ma tête sur ses genoux. J'étais bien. Elle me caressait les cheveux.

 

Image encore suivante, je me souviens lui dire "pourquoi tu t'en vas ? pourquoi tu me laisses seul ?" et elle m'a juste répondu "je ne vais nulle part, c'est toi qui t'en va... Mais je serai toujours là, pas loin, si tu sais où regarder..."

 

Le retour à la réalité fut une vraie souffrance.

 

Bardé de tuyaux, déshydraté, des sons stridents partout, la nuit m'entourait, je me sentais encore esprit, si je sentais mon corps, je me sentais prisonnier de ce corps, j'étais incapable d'en bouger ses membres, ses muscles... J'ai senti une présence, une piqûre, et puis le néant...

 

Je venais de me réveiller de 3 semaines de coma.

Par chat errant - Publié dans : Souvenirs
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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 23:39

Ma famille a une cabane de berger... au pays des Loups.

 

Normal.

 

Le loup n'était pas seulement un totem, il fait partie du blason de ma famille.

 

Grande histoire de plusieurs siècles. Un jour peut-être vous la conterai-je.

J'ai appris cette histoire le jour de mes 14 ans : tradition orale séculaire. Je devais la transmettre à mon fils le jour de ses 14 ans.

 

Cela n'arrivera jamais. Mon nom va s'éteindre.

 

Donc, nous avons une cabane de berger au pays des Loups. Aucun confort, pas d'électricité, pas d'eau courante, il y a un puit et un courant d'eau qui circule au fond du terrain. Une cheminée et un poêle à bois. Il faut un 4 x 4 pour y accéder, ou 30 bonnes minutes à pied. Au temps dire qu'on n'oublie pas le pain...

 

Donc j'avais fini par re-démissionner et m'enterrer là-bas. Quelques mois, histoire de me ressourcer. J'y avais passé l'été, chaud, très chaud, et l'hiver. Froid. Très froid. Mais une vie rustique est parfaite pour moi.


Me faire oublier, méditer. J'en avais besoin. Les quelques heures de jour je me baladais dans la montagne, j'évitais toute relation humaine, sauf les quelques fois où je faisais des courses. Faut bien se nourrir. Et je connaissais mon vieux voisin à 15 km de là qui me fournissait en laitage et divers. La nuit j'écrivais ou assis sur une vieille chaise, je contemplais les nuits étoilées parfaites, libérées des lumières parasites de la ville. On a la tête remplie d'étoiles. Et je ne pensais à rien. Plus maintenant. J'étais vidé. Mentalement, spirituellement, physiquement.

 

Février arriva. La fonte des neiges également. Je m'étais décidé à repartir. Les retraites doivent rester courtes, sinon on finit par devenir cinglé. Cela avait ma thérapie, je la préférais 100 fois à des discussions stériles dans une clinique avec des psy. Et mes histoires... pas envie de les raconter, pas envie de devenir un sujet d'étude.

 

J'avais fait réviser la Honda. Elle tournait comme une horloge. Et j'avais décidé de faire un détour par Lyon. 180 km/h de vitesse en moyenne, je roulais vite, certes, mais jamais sans contrôle.

 

J'avais dépassé Lyon, c'était le petit matin. Il avait plu, la route n'était pas glissante mais humide. Je venais de doubler un poids-lourd espagnol, j'étais en train de me rabattre et de décélérer à 120 km/h.

 

Je l'appelle le Hollandais volant. A aucun moment je ne me souviens l'avoir eu dans mes rétros. Je ne sais pas d'où il est arrivé et je ne m'en souviens pas/plus ?

 

Lui il s'était endormi au volant... et m'a percuté à l'arrière gauche.. Il roulait à 150 km/h, dixit le rapport des experts que j'ai eu par la suite en main. Je roulais à 120/130 km/h.

 

Et bien à cette vitesse : tu ne contrôles rien. Tu as beau freiner, l'ABS ne sert à rien, puisqu'en fait tu pars en toupie... j'ai fait deux fois 360° avant de percuter de l'avant gauche la calandre avant du poids lourd espagnol que je venais de doubler quelques instants plus tôt, qui le malheureux conducteur l'a affirmé plus tard, était debout sur la pédale de frein pour essayer d'atténuer le choc inévitable.

 

Oh. C'était bien essayé. Et comme je l'ai dit je ne l'ai pas percuté de plein fouet, mais de 3/4. Ce qui a permis d'éjecter la Honda sur le bas-côté, d'exploser son moteur, la voiture s'est renversée, 17 tonneaux avant qu'elle ne s'immobilise il parait dans un champs en contre-bas.

 

Et moi dedans. Sanglé dans mon siège bacquet. La tête ayant heurté plusieurs fois la vitre conducteur jusqu'à éclater et cette vitre et mon crâne.

 

Le monde est blanc.

 

Le monde est blanc, parce que je ne me souviens de rien. Maigres souvenirs de gens qui s'affolent ? s'affairent autours de moi. Crissement de cisailles pour découper ce qu'il restait d'une portière, liquide chaud, froid, tiède me coulant sur le visage, le cou, le dos, le torse, étoiles grinçantes dans les articulations, les mains...

 

Et le monde est devenu blanc.

Par chat errant - Publié dans : Souvenirs
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 19:21

Donc, j'ai eu une sale période dont je ne suis absolument pas fier... J'étais devenu l'ombre de moi-même... Je passais mes journées à bosser, mes nuits à baiser ou à me balader... quelquefois je restais quelques semaines avec une demoiselle, et puis quand on commençait à s'accrocher, je lui avouais l'inavouable : ma stérilité. Ça ne loupait jamais, je me faisais lourder au bout de quelques jours...

 

Un soir, alors que j'étais connecté sur un forum, avec un chat privé, j'ai rencontré une demoiselle... Elle était de Lyon, 2 enfants en bas âge, on a discuté. Elle avait un problème informatique, je lui ai proposé mon aide, je l'ai appelé, suis tombé sur son répondeur, j'ai laissé un message. Le lendemain j'en avais un d'elle... 

 

Le week-end suivant elle venait à Boulogne... Elle était si jolie, avec un minois si avenant... je suis tombé sous le charme... Mais, je ne voulais pas d'une histoire sans lendemain, on s'est baladé, on s'est juste embrassé. Le week-end suivant j'étais à Lyon. Nous avons fait l'amour doucement, avec toute la tendresse dont j'étais capable... c'était une vraie féline : elle me griffait le dos, et le torse quand elle jouissait... tu as déjà entendu une femme feuler ? miauler ? moi oui... Elle. Elle savait. 

 

Notre idylle a duré 7 mois. Je venais la voir tous les 15 jours à peu près. Au bout de ma 3° visite elle m'a présenté ses enfants, un petit garçon et une petite fille... J'ai chialé comme un gosse quand le gamin m'a pris la main et m'a dit "tu veux bien être mon papa ?"

 

Je me sentais revivre avec elle, tout était si simple, elle me trouvait gentil, agréable, prévenant, sincère. J'avais émis l'idée de la rejoindre définitivement, j'avais l'équivalent de 3 ans de salaire en épargne, je pouvais me permettre de ne pas retrouver un job tout de suite, voir venir, me reposer...

 

Leur père, elle n'en parlait pas beaucoup, n'avait pas reconnu les enfants... Je lui ai proposé de les reconnaitre comme si c'était les miens, de leur donner mon nom dont j'étais si fier... Elle n'a jamais répondu.

 

Et puis un jour, elle m'annonce qu'elle a une copine qui travaille à Air France et que de temps en temps il y a des places de dernières minutes pas chères : elle partait 10 jours en Australie, son rêve. Evidemment, hors de question de s'appeler, d'abord les communications de portable à portable étaient trop chères, et d'autre part, c'était un excellent test, savoir si...

 

Il faut savoir aussi, que nous avions tous les 2 investis dans une webcam, le matin on déjeunait ensemble par vidéo interposée. Je la voyais dans sa vie de tous les jours, quand elle sortait de la douche, quand elle se réveillait, je la voyais passer des fois devant... je l'entendais parler au loin...

 

C'est elle qui m'a fait découvrir les acrostiches, il y en a plein sur ce blog que j'ai écrit pour elle et que j'ai recopié ici.

 

10 jours.... C'est long et c'est court. 10 jours sans nouvelles. Jusqu'à l'embarquement on s'est échangé des textes, des "tu vas ma manquer", des "vivement le retour".

 

10 jours.

 

1o jours se sont écoulés. Moi j'ai continué à travailler, bien sûr, mais j'avais un moral d'acier.

 

Le 11° jour elle est rentrée, juste un texto "je suis arrivée, je suis crevée, plein de choses à te raconter, mais laisse moi un peu de temps, je te recontacte".

 

OK. Le loup qui était en moi trouvait ça pas normal, il commencer à griffer de l'intérieur mon armure... Putain d'instinct.

 

L'attente a duré 5 jours. J'ai fini par lui envoyer un mail. Pas des réponse. Et puis le 6° jour, un mail avec un fichier Word en pièce jointe.

 

J'étais quelqu'un d'adorable, de gentil, j'avais vraiment un trop plein d'amour à donner. Mais...

Mais.

 

Mais je ne lui avais pas manqué, elle n'était donc pas amoureuse.

 

....

 

Est-ce que tu imagines ? est-ce que tu imagines l'état dans lequel je me suis retrouvé ?

 

Je voulais mourir. Je crois que je n'ai jamais autant pleuré de ma vie.

 

Qu'est-ce qui clochait en moi ? qu'est-ce qui merdait en moi à ce point que, finalement, on me claquait la porte dans la gueule ?

 

La descente aux enfers a repris. Je voulais mourir. Pas me suicider, non, pas le courage, mais qu'on me tue. Qu'un pot de fleur se détache et m'éclate la tête, je passais systématiquement sous les échelles et les échafaudages... mais non. Je me lançais des défis à la con, mais non, la Mort ne voulait pas de moi... et Dieu sait combien j'ai flirté avec elle.

 

J'étais dans un tunnel où aucune lumière n'était présente. Je me haïssais.

Par chat errant - Publié dans : Souvenirs
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 19:50

Donc j'ai passé le week-end en léthargie totale. Je me rappelle avoir voulu prendre une douche... même les serviettes avaient disparu. Heureusement c'était l'été, me suis séché au soleil.

 

Le lundi, j'avais presque pas dormi ou mal, c'est dur un plancher, je suis allé au boulot en ayant la ferme intention de prendre mes congés plus tôt.

 

Refusé. Ça chamboulait trop le planning, et puis on m'a répondu "le travail vous sauvera" ; je suis allé voir un médecin, mais d'après lui tout allait bien, donc pas d'arrêt de travail. Alors j'ai travaillé. Travaillé. A en crever. J'alignais les heures comme un robot. je partais le matin il faisait encore nuit -c'était l'été- et je rentrais à la nuit. Parfois j'avais pas envie de prendre la voiture, je me disais que marcher 8 km pour aller au boulot allait me crever et que je pourrais dormir, épuisé. Même pas. Je rentrais chez moi... dans cet appartement vide que j'avais remeublé, et avec les quelques affaires que j'avais réussi à récupérer : une table, une chaise, une natte de camping, un sac de couchage. Je me rends compte que j'ai "perdu" toutes mes BD, mes CD, plein de cahiers... des photos, des souvenirs. Pourquoi elle les a gardé ? Je ne sais pas.

 

La nuit je n'arrivais pas toujours à dormir, ou si je dormais je me réveillais, et je restais de longues heures devant la fenêtre. Ou je sortais me balader. Sur la plage, dans les rues désertées. Plus d'une fois je me suis retrouvé sur un banc.

 

Tout le monde m'a fui et je n'ai fait aucun effort pour rétablir un semblant de vie sociale. J'ai très bien organisé mon suicide social. Avec le temps... Entretemps Thierry était décédé, j'avais perdu mon seul ami. J'étais vraiment seul.

 

Le week-end, je profitais du bateau de mon club de plongée, soit je plongeais, soit je restais à bord, fumer une clope, assis en tailleur sur la casquette du bateau.

 

De 85 kg, je suis passé en quelques mois à ... 50 kg. Je mettais du 36 en jean, et même je flottais dedans ; ma soeur assistait impuissante à mon déclin "tu pourrais passer derrière une affiche sans la décoller !"

 

Je n'avais plus envie de rien. A quoi bon ? A 28 ans qu'est-ce que je pouvais offrir ? Rien. 28 ans c'est l'âge où tu te mets en couple, ou ton couple devient stable, où tu commences à te dire qu'il faut régulariser tout ça, mettre en route les bébés, prendre un crédit et acheter un appart ou une maison... Et moi ? qu'est-ce que je pouvais offrir ? Rien. Que dalle.

 

J'avais donc vécu le décès de ma copine à 18 ans, avais devancé le service militaire alors que j'avais un report d'incorporation, hé oui... à l'époque, si tu étais apte, il n'y avait que les études pour repousser l'incorporation, et moi j'avais été accepté à l'Isen, à Lille... et puis non, ça ne me disait plus rien. Je voulais des baffes dans la gueule, j'ai choisi l'armée. 3 ans.

 

Donc l'armée, puis reprendre des études... école d'ingénieur trop tard, plus envie. puis copines, puis boulot, puis copine attitrée, puis stérilité et puis ? Rien. Le néant. Ma vie m'apparaissait soudainement inutile. Plus envie de vivre. Juste un pas devant l'autre, matin après matin. Boulot. Arbeit.

 

ARBEIT.

 

Je crois que le coup de grâce c'est quand j'ai foutu mon poing dans la gueule de mon responsable. Je le supportais plus. Je ne supportais plus qu'il fasse régner un climat constant de terreur dans l'atelier. Moi je m'en foutais. Ce qu'il me disait me passait au dessus. Le lendemain j'avais démissionné. Je passe les détails... mais c'est à peu près ça. Autant que je me souvienne.

 

LIBRE. LIBÉRÉ.

 

J'avais du fric de côté. Plein en fait. Je ne dépensais rien ou pas grand chose. J'ai fini par rendre l'appartement. J'ai mis la Honda dans le garage de mes parents... Mais je me suis vite emmerdé. L'oisiveté pas pour moi. J'ai retrouvé un job, assez facilement, on m'a bombardé Chef d'atelier... J'ai commencé les conneries. Je sortais, me levais une fille dans un bar, ça durait une nuit ou plusieurs nuits... me souvenait même pas de son prénom... Juste baiser, avoir un semblant d'orgasme, les faire jouir, et puis me casser. 

 

DÉPRESSION.

 

Vraiment ? Sais pas. J'avais perdu le goût de vivre, de m'investir avec quelqu'un. Les mioches m'emmerdaient finalement, me demandais comment j'avais pu avoir cette idée saugrenue de m'imaginer Papa. Ha ha, la bonne blague.

Et merde. Je devenais cynique en plus.

 

J'évitais de plus en plus de me regarder dans un miroir... j'étais de plus en plus amaigri, certaines filles me disaient que je ressemblais à un Christ sur sa croix... Barbu, émacié, oui, peut-être. Me souviens plus. J'ai pas de photos de cette période. Je me suis fuis. Je me faisais horreur finalement. Un jour j'ai cassé le miroir... J'ai encore une cicatrice au poignet...

 

Je ne supportais plus mon reflet.

 

J'étais devenu un loup.

 

J'étais devenu un loup pour moi.

 

Par chat errant - Publié dans : Souvenirs
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